18 mars 2026

 L'Ecume des Jours

Rien de plus romanesque que d'écrire et de clamer l'Amour pour une femme jusqu'à se ruiner ! Bien entendu, ce roman de Boris Vian, appris au secondaire, me fait penser à cette victoire dans le tournoi 2026 en trompe l'oeil. Le beau reste beau quand on est riche et qu'on ne voit pas la disette arrivée. FG, alias Colin, est un riche illusionniste de premier ordre à qui tout réussi quand rien n'est compliqué. Les premiers mots du livre caractérisent bien l'auteur "l'essentiel est de porter sur tout des jugements à priori".

 Colin, ivre de suffisance, de notoriété, a su traverser les Présidences pour mieux régner sur un rugby national jamais couronner d'un titre mondial mais assurément que de miettes européennes en une décennie. Pour preuve, en deux matchs, nous prenons 96 points avec soi disant le pape de la défense le gallois Shaun Edwards. Il est à l'image du poireau en pleine décadence même si l'on sent un regain de forme de l'équipe nationale. Et cela interroge sur l'avenir avec un va et vient de joueurs tels des courtisans de sa majesté qui passe de l'ombre à la lumière. Ne soyons pas aveugle de nos carences ou nous avons quelques très bons joueurs et un melting-pot de bons joueurs de clubs. 

Une armée ne se construit pas avec des lampions mais avec des fidèles qui ont du courage, du caractère et de la personnalité parce que l'obéissance ce n'est pas la servilité, encore moins le fayotage ou la courtisanerie c'est tout son contraire et nous en manquons. Une fois de plus, le pied de Ramos a fait la différence dans un match ou ne sommes pas invités pour gagner. Mais la médaille a ses revers comme en coupe du Monde en 2023. Plaise à nos anglais méconnaissables dans ce tournoi mais dont le réveil a failli nous couter la défaite outrecuidante.

Colin continue de se ruiner derrière l'opacité de ses lunettes et sa veste de sélectionneur. L'avenir n'est pas donné qu'aux lévriers, une équipe n'est pas faite d'individualités mais d'un collectif pour ne pas oublier que le rugby commence devant, les écossais et les anglais nous ont régalés à ce propos. La défense individuelle est une base acquise et un standard international à contrario de la défense en mouvement ou nous sommes des passoires. Cibler un match sur un lévrier ne dure qu'un temps et l'adversité sera nous le rappeler à la vue des deux derniers matchs. Cette équipe me fait penser au pied d'argile et à l'histoire de la chute de Babylone dont le prophète Daniel annonçait l'effondrement du royaume à Nabuchodonosor. En ce sens, Erasmus est très lucide sur l'EDF et sait décrypter nos faiblesses structurelles.

Victor Hugo disait " l'âme a des illusions comme l'oiseau a des ailes ; c'est ce qui la soutient". Colin finit ruiné, son Amour décédée, et seule la musique fut le fil conducteur de sa vie en dehors de l'écriture. Alors sans Elle, notre passion pour cet Ovale tant aimé finira par se tarir à l'ombre du désert de Victoria !

07 février 2026

 Tournoi VI Nations 2026


"Panem et Circenses" disait Juvénal, poète satyrique latin. Bien plus tard, Machiavel dans "Le Prince" mais aussi 
Dostoïevski dans "les Frères Kamarazov" ont émis la thèse du bonheur du peuple en conduisant ce dernier comme un troupeau grégaire et passif sous la houlette de pasteurs capables de jugement par l'emploi intelligent du "mystère", du "miracle" ou de "l'autorité". Autant dire que le temple Dyonisien ressemble à s'y méprendre à Rome ! 

Seule la parole du guide Galthié  est confondante pour enflammer la bêtise collective sous l'empreinte de la FFR. "Les Quatre de l'Apocalypse" écrit ou dit par des Irlandais abattus devant une telle défaite prend tout sons sens littéral. En effet, Guillard, Jelonch, Cros et Ramos, résilients et stratèges de l'offensive et de la défense ont su mettre en orbite le reste de l'équipe. Pour autant, comptez sur l'esprit Irlandais pour renouer avec le succès. 

Alors, côté Bleu, la mer est belle, calme, souveraine permettant de découvrir de nouveaux talents qui ne sont autres pour certains que ceux qui ont été champions du Monde en U20. Allégorie ou métaphore, un seul match et déjà on parle de Grand Chelem. Nous n'avons aucune modestie avant même d'avoir à affronter la tempête écossaise et anglaise. Et quand bien même si nous gagnons, le bilan du pasteur reste maigre, 2 tournois dont un Grand Chelem en 10 ans ! A contrario, il demeure incontestablement le champion des matchs amicaux exception faite avec l'Afrique du Sud sa bête noire.

Le Tournoi va révéler de nouveaux joueurs, de nouvelles stratégies et peut être un arbitrage plus affiné. Les joueurs, on les connait pour beaucoup avec les coupes d'Europe, le plus tranchant étant Pollock. Ce qu'il faut décrypter, c'est le management et le fond de jeu qui changent. Fini la barbaresque dépossession pour un jeu à la main à la Toulousaine cher à Villepreux et Mola. Les défenses deviennent de plus en plus hermétiques avec de moins en moins de fautes (est ce le bénéfice d'avoir incorporé des arbitres dans les staffs du moins en France ?), la vitesse et l'innovation des combinaisons faisant le reste. Mais encore mieux si on décrypte avec le ralenti la construction des essais, l'improvisation, le culot, la soif du jeu sont au cœur même des actions et ceci grâce à la complicité naissante entre joueurs comme si le pasteur n'existait plus ! 

Dupont depuis quelques années a montré la voie que ce soit à XV ou VII par cette vision propre du jeu qui lui appartient. N'oublions pas Ramos, le sempiternel "musher" aux pieds d'or ! Toujours là mais quand le traineau ralentit et s'enfonce. Il faut reconnaître que Jalibert a montré son vrai visage, prometteur dans le jeu d'attaque mais aussi en défense ce qui va obliger NTK à revenir avec de meilleures intentions que celles qu'on lui connait. La jeunesse du paquet d'avants fait plaisir à voir et montre bien à quels points certains titulaires laissés au repos intentionnellement ou  pas font déjà partis du passé. Un choc psychologique nécessaire qui aura des répercussions en clubs. Le Stade et Pau en sont les instigateurs, aux autres de suivre.
Je ne peux terminer cette chronique sans parler des Chevaliers de la Table Ronde dont le plus connu fût Lancelot par opposition à Juvénal. Perceval, moins connu, se confond avec une éthique morale et trouve la gloire dans la découverte des valeurs religieuses. Le sens profond de ceci est que la Chevalerie a du s'ouvrir à des valeurs spirituelles. Clin d'oeil à nos amis Fidjiens, croyants éternels et fantasques joueurs dont le sens du jeu est une véritable offrande au public de connaisseurs.

03 janvier 2026

Opus Dei 2026



Meilleurs Vœux 2026, que le rebond soit toujours du bon côté !

Que ce titre à consonnance religieuse ne vous déroute point de mes intentions, que le rugby soit joies, plaisirs, apaisement, subtilités, rires, critiques, espérances, bref tout ce que le quotidien souvent nous occulte. Que sera le monde de l'Ovale en 2026 ? Nul ne sait. Si l'Opus Dei est accusé d'entrisme, d'affairisme, d'endoctrinement, d'emprise psychologique ou de soumission et de détournement de fonds, le rugby par certains côtés pourrait ressembler à cette organisation secrète dont le but est de promouvoir la sainteté. Quand on est plongé dans le milieu comme je peux l'être depuis quelques décennies, des similitudes ou tout simplement mon imagination en fait une parodie !

Souvent les prophéties des entraineurs ne sont que le reflet de la lumière que personne ne voit. Ainsi selon Mola, le ST sera probablement sur les lignes d'arrivées du top 14 et de la Coupe d'Europe, à moins d'un faux pas à ne pas exclure, mais avec qui ? Les possibilités sont discutables, l'UBB, Pau ou un outsider en top 14. Souvenez de Montauban, 6e, champion de Pro D2 en 2025, qui actuellement boit le calice jusqu'à la lie. Que dire de l'USAP, l'autre équipe infortunée, barragiste heureux contre le cour du jeu devant Grenoble, qui crucifie ainsi Azéma sur le champ des résultats pour faire place à Labit, remercié lui même 6 mois auparavant pour la même cause par le Stade Français. Avouons que l'entrisme est à son comble se rapprochant du masochisme ! D'autres paroissiens bien connus, Patat, Ghezzal, sont soumis à la même équation ou presque. A savoir que, selon la situation du club, les Présidents, dont l'égo n'est plus à démontrer, utilisent des variables d'ajustements relevant de l'affairisme, de l'emprise psychologique ou de l'appétence pour les fonds occultes. Ainsi, nos clubs ne se régénèrent point d'idées nouvelles, se soumettent au modèle actuel du Stade Toulousain pour le citer et regardent si la quête dominicale est bonne.

Côté EDF, la lumière n'est guère plus lumineuse par jeu de mots avec le gourou FG, le plus obscur de nos entraineur trahi par ses lunettes. Il n'a été victorieux de pas grand chose sauf de matchs de galas l'automne 2025 et de deux tournois. Le chat est maigre à cause de la dermatose nodulaire contagieuse ! En effet, notre bien aimé sélectionneur n'a pas hésité à utiliser plus qu'une stabulation de 200 bêtes. L'absence d'une ossature régulière, déconstruite de par de nombreuses blessures parfois diplomatiques, ne lui permet pas d'avoir un fil conducteur de qualité. Semer le doute avec des allers-retours incessants pour se soumettre à sa philosophie ou à son emprise psychologique n'a rien de performant. L'arrivée de Dupont va-t-elle permettre de retrouver du sens et de la cohésion face aux évènements à venir à savoir le tournoi des VI Nations et la coupe des Nations afin de nous hisser dans le gotha mondial des grandes équipes à un an de la coupe du Monde en 2027 ? Il suffit de lire les anathèmes envers Ntamak au profit de Jalibert pour bien comprendre que rien n'est résolu surtout quand Antoine préfère son ami de club mais aussi quand on voit éclore la nouvelle génération de jeunes lignes arrières qui repousse encore plus vers la sortie Fickou pour le nommer.

Je vous parlais de "détournements de fonds" en préambule, notre rugby français, actuellement malade par les affaires en cours notamment la condamnation pour le projet "Grand Stade", l'éviction du sélectionneur et du kinésithérapeute de l'équipe féminine à VII pour abus de pouvoir et comportements inappropriés, l'affaire Narjissi en cours pour laquelle mon Frère s'est rendu sur place en Afrique du Sud, me racontant qu'il fallait être irresponsable pour avoir conduit ses jeunes dans ce trou à rats, mais aussi le déficit de la coupe du Monde et des finances instables de la FFR. Pour ne léser personne, l'affaire Jaminet, le BO, Dax montrent à quel point la cupidité inonde notre sport. L'argent est devenu le dogme des faibles, de la peste et des avaricieux. A croire que nos racines n'ont plus d'eau pour nourrir la substantifique moelle ! Un proverbe africain dit ceci : "Quand tu porteras ta propre eau, tu comprendras la valeur de chaque goutte". Alors boire un verre de vin en 2026, cette eau de la fleur de vigne nous fera oublier les affres qui rongent notre sport.

Pour finir, depuis l'âge de 5 ou 6 ans, je longe les bords de terrain, les poteaux et les lignes de marquage qui sont toujours, la boue d'antan a disparu, l'herbe se fait rare et le cuir est devenu synthétique. Reste que le sifflet rythme toujours le jeu et que l'homme en noir a perdu de sa personnalité au profit de la vidéo et sous peu via les drones qui ont enchanté le Stadium d'un peuple hilare du spectacle offert tel les Jeux de Rome. Bientôt vont peut être disparaître les juges de touches par l'œil acerbe de l'oiseau volant qui verra, comme un aigle, le petit mulot qui entravera la sortie du ballon. Côté Santé, il est illusoire de croire à une prévention efficace et durable tant que la compétence ne sera pas là pierre angulaire de tous les maux et travers connus. Alors que l'Ovale 2026 nous offre faux rebonds, imaginations, illuminations et surprises pour notre plus grande passion. Regardez l'image en noir et blanc, tout y est.