Automne des Légions
"Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne" Kostrowitzky
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne" Kostrowitzky
Les légions se préparent à de rugueux combats à venir, chacune pour des motifs différents, de la suprématie au maintien dans le gotha international. Alors pour cela, les phalanges armées de fantassins et de tribuns s'entrainent afin d'être recrutées dans la légion. Rien n'a changé depuis les grecs et les romains. Les compétitions européennes ne sont que les prémices des spectacles à venir de novembre. Chaque club a son manipule qui constituera la légion. En fait, comme l'automne a ses feuilles jonchant le sol de tapis de couleurs encore rougeoyantes, les chrysanthèmes signent irréductiblement les derniers combats avant que la neige n'engloutisse tout.
Pour revenir dans le vif du sujet, ces coupes d'Europe vont donner le "la" aux sélectionneurs et non la musique ni la partition. Chez nous, la liste est déjà prête à moins de blessés. V t-on vers des surprises, cela se peut comme chaque année. Qu'importe dirais je, le printemps nous nourrira des déceptions à venir. Le principal n'est point là mais le championnat des Nations qui va livrer ses dernières impressions avant l'Australie 2027. La fulgurance est de croire que ce qui va découler de ces matchs sera le totem pour l'an prochain. Rien de moins sûr de mon côté, surtout que je m'attends à voir des écrans de fumée pour tromper l'adversaire. Les Bocks et les Blacks vont-ils écraser la concurrence, telle est ma question ? Erasmus lors des derniers matchs estivaux fût le pourvoyeur de nouvelles approches tant dans de nouveaux joueurs que dans des tactiques de jeux déroutantes. Ainsi, il a perdu 2 matchs. Le sans faute n'existe plus mais attention aux sanctions, les Blacks en savent quelque chose, ils ont pris la marée verte en retour et de quelle manière.
Dans ce rugby mondial, sommes nous inviter pour jouer les troubles fêtes voir de briguer une coupe du Monde ? Les tests d'automne seront révélateurs de nos forces en particulier derrière mais aussi devant avec nos faiblesses chroniques. Edwards parti, lui qui a construit une défense de fer avec l'EDF, le passage du témoin à Doumayrou, sans fondement officiel ni diplôme, interroge beaucoup. Entre des titulaires trentenaires, vieillissants et plus ou moins convalescents et des jeunes loups prometteurs issus des U 20, l'écart type est important et la moyenne résultante reste une inconnue. Soyons agréablement surpris mais il faudra donner autre chose que les prestation en clubs. La légion ne se construit pas avec de l'à peu près et le temps nous presse.
Alors, cet automne, si différent des autres années, sans champignons, sans pluie, sans saveurs particulières hormis la rébellion des rues, sans un top 14 qui creuse les inégalités, sans un arbitrage fécond, sans une lecture probante sur notre rugby qui se nourrit des potins et des sarcasmes des présidents de clubs, va t-il sortir cette robe de couleurs, cette soie d'artistes, ce Rubicon d'imprévus, cette fantaisie que nous attendons toutes et tous pour dire que les palombes bousculent vont meubler des fins de semaine parfois ternes ? Attendons d'humer et de voir.
J'ai retrouvé ceci dans mes papiers, je le partage.
RépondreSupprimer"Qui coun l'aganit !"
Les jours ont passé, l'ovale a roulé, partout les tribunes ont beuglé
Malgré les augures menteurs, le peuple a voté
Ô diable vieillesse ennemie du rugby
Pourquoi tu nous a ainsi trahis
Et donnés cette infamie bouillie
Hier c'était Rome, aujourd'hui Pise et demain Venise
Quoi de pire que de nous fendre d’une bise
Alors que nos cœurs s’alcoolisent
Passe, donne et joue le tempo
Celui de la passe et du beau
Toi qui me toise comme un toréro
En ce jour céleste ou la lune efface le soleil
Et mes yeux pleurent sans pareil
Celui qui me donna joies et éveil
Toi la beuchigue, céleste et unique
Idole des peuples adoniques
Reviens éclairer de façon académique
Les amoureux transis du jeu absolu
Et de la lumière advenue
Et que l’ombre soit contenue
Laissant place au cœur des hommes
Que des mots et non des maux
Afin que demain le geste soit beau
Et qu’un d’un mano à mano
Nous chantions le Vino Griego."
C'est du Victor Hugo
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